Category Archives: Open Source

openSUSE Tumbleweed project : version en mise à jour continue

Une information vient de tomber : la création de “openSUSE Tumbleweed project”, c’est une version d’openSUSE en “rolling update”, c’est-à-dire qui est mise à jour en continue (à la manière de Debian SID Testing).

Un nouveau dépôt va être créé pour accueillir cette nouvelle version.

Geeco

Alors que le dépot “Factory” propose les paquets encore en version de développement, le dépôt “Tumbleweed” devrait proposer les mises à jour des versions stables de chaque logiciel mais au jour le jour.

Ce ne sera donc tout de même pas aussi stable que les “releases” openSUSE mais ça permettra pour les plus impatients et téméraires d’être toujours équipés des dernières versions de leurs logiciels.

Tout cela étant prévu pour après la sortie d’openSUSE 11.4 (mars 2011).

Source : http://article.gmane.org/gmane.linux.suse.opensuse.project/6594

Syvolc

Chtinux… le GUL du grand Nord.

Bonjour,

je fais une petite parenthèse régionale pour vous parler du GUL (groupe d’utilisateur Linux) de Lille et du Nord : Chtinux http://www.chtinux.org/

Logo_Chtinux

Chtinux est une association à but non lucratif (loi 1901) composée exclusivement de bénévoles.

  • Les évènements

-La permanence,
une fois par mois nous nous retrouvons au Café Citoyen (café avec une très bonne ambiance qui propose des consommations éco-responsables). Cette manifestation est ouverte à tous. On y tient des discussions ou des réunions sur tous les aspects du Logiciel Libre. Vous pouvez venir chercher de l’aide technique, proposer vos idées d’évènements ou simplement venir troller sur la dernière distrib à la mode.

Le dernier mardi du mois 20h30 au Café Citoyen, 7 place du Vieux Marché aux chevaux à Lille

-Les install parties,

Venez chercher de l’aide ou du soutien pour tout Logiciel Libre aux Install Parties Chtinux. Si vous cherchez à installer un système Libre sur votre ordinateur nous sommes là pour vous expliquer la procédure. Étudiants, amateurs ou professionnels vous trouverez aux install parties toutes les informations nécessaires à l’utilisation de vos Logiciels Libres.

Troisième mardi 18h30 à la MRES de Lille (Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités) et le troisième Jeudi 17 à la Maison des associations de Tourcoing.

-Les conférences,

Nous effectuons des conférences sur différents sujets autour du Libre, des logiciels, les diverses technologies, les projets de l’association, des services libres, des explications de fonctionnement…

Le deuxième mardi du mois à la Cyber-base des Bois Blancs, 4 rue Guillaume Tell à Lille.

-L’écho des gnous.

L’écho des gnous est une émission de radio faites par des membres de Chtinux. On y retrouve différentes chroniques sur l’actualité du Libre, des dossiers, des entretiens et interviews.

Un dimanche sur deux sur RadioCampus 106.6 http://www.campuslille.com/

-La braderie de Lille,

Une fois par an, lors de la grande Braderie de Lille, nous tenons un stand dans le “Village du Libre” que nous créons chaque année. Il est composé de plusieurs associations comme la FSFE, l’April, Mandriva, Ubuntu-fr…

le weekend de la Braderie de Lille (premier weekend de septembre), place de l’ancien marché aux chevaux.

pingouin-chtinux

  • Les actions

Il y a de nombreux projet en cours, je vais vous en détailler quelques-uns :

-Un projet associatif d’électronique libre intitulé provisoirement DIY/DIWA (Faites le vous même/Faites le avec les autres), il vise à concevoir une offre de service autour de la création d’objets ou d’instruments électroniques et l’utilisation de logiciels à architecture ouverte dans les domaines artistiques et autre. (Un salarié encadré par Chtinux est subventionné par des fonds Européens et travaille à temps plein sur ce projet.)

-Un projet de création de repository libre d’applications pour iOS et Android, en prenant synaptic/aptitude comme modèle.

-Des réflexion sur sur les smartphones et tablettes libres (avec l’April), sur le nouveau matériel informatique de plus en plus verrouillé, ou encore nos réactions face à l’HADOPI et à l’ACTA, le traité secret en préparation.

-Le projet de traduction de certains logiciels (comme Firefox) en Picard.

-Chti’Libre est une compilation de logiciels Libres pour Windows créée il y a 3 ans et dont la production de supports (CD) a été financée par la mairie de Lille via la direction de l’économie sociale et solidaire. Un système de mise à jour des logiciels permet à ces CD d’être encore utilisables.

Voila, j’espère avoir pu convaincre les nordistes adepte du libre qui ne sont pas encore venu nous voir. Faites le premier pas, il y a vraiment une bonne ambiance et la motivation de tout le monde fait vraiment plaisir à voir et permet de monter des projets sérieux.

Syvolc/Tim

PromoDVD openSUSE ! youhou

J’ai récemment reçu des promoDVD openSUSE.

opensuse_promodvd

Si vous habitez près de Lille/Valenciennes et que vous en voulez un ou plusieurs, aucun problème, demandez-moi.

opensuse_promodvd_2

Étant maintenant Ambassadeur openSUSE, je suis entré en contact avec les responsables marketing, sur la mailing list opensuse-marketing, afin de faire la demande.

L’objectif premier de ces CD était de les distribuer à la Braderie de Lille, sur le stand Chtinux. Hélas j’ai reçu ces CD trop tard, il m’en reste donc pas mal à distribuer. Je devrais rencontrer pas mal de monde intéressé aux différents évènements Chtinux.

En tous cas, un grand merci à l’équipe marketing.

Syvolc

OpenStreetMap

Bonjour, je vais vous parler aujourd’hui d’OpenStreetMap (OSM).

 

Logo OSM

Logo d'OpenStreetMap

OpenStreetMap est un projet de cartes libres. Il a été créé en 2004 par Steve Coast au University College de Londres.

Une carte représentant toute la surface de la terre est disponible librement pour quiconque voudrait l’utiliser.

Elles sont également éditable par n’importe qui, à la façon de Wikipedia.

Le site officiel : http://www.openstreetmap.org/

On retrouve ici la notion de données libres. La base de donné qui constitue cette carte est gratuite, accessible, réutilisable et modifiable. Le fait qu’elle puisse être modifiée par n’importe qui en fait un véritable atout. On voit par exemple apparaître des cartes en pleine zone de guerre, là ou les cartes propriétaires n’iront jamais. Également la rapidité de modification est impressionnante, lors par exemple du tremblement de terre à Haïti des contributeurs ont permis aux secours de comprendre la disposition de la ville très précisément. Suite à des travaux au bout de votre rue vous pourrez rapidement éditer la carte de votre quartier et dessiner la nouvelle configuration.

Le principe d’édition est assez simple mais très étendu : on trace des lignes, puis on y place des tags. Ces tags (en anglais) peuvent indiquer si c’est une route, un bâtiment, une délimitation… pour chaque ligne il peut y avoir plusieurs tags, par exemple pour une maison on va mettre : numéro de rue, numéro de parcelle, nom de rue, ville, code postal, pays, nombre d’étages… pour un magasin on pourra indique le nom, le type, les horaires d’ouverture, les tarifs… Tout cela est donc sans limite une fois qu’on a assimilé les tags les plus utilisés. De nouveaux tags sont créés très souvent, par exemple pour indiquer l’emplacement des animaux dans un zoo. Également les éléments comme les feux tricolores ou les stops pourront un jour avoir des applications très utiles.

Actuellement cette base de donnée n’est pas encore aussi complète que le très connu Google Map, mais sa vitesse de progression est très importante. Son aspect collaboratif fait que les zones les plus peuplées sont aussi les plus vites dessinées.

Pour tracer ces cartes il est possible d’enregistrer un tracé GPS avec certains GPS/Smartphones, puis de les importer sur un logiciel d’édition OSM. Sinon depuis peu, en France nous disposons du droit d’utiliser le Cadastre Français pour décalquer des cartes, mais l’import automatique n’est pas autorisé. Il est très important de respecter cela car la liberté des données est le fondement d’OSM.

Le site OSM

Le site openstreetmap.org

La carte OSM est directement éditable en ligne (après s’être créé un compte), mais également à l’aide de logiciels comme :

– JOSM (Java OpenStreetMap Editor). Multi-plateforme, permet d’importer un calque avec le cadastre Français à l’aide d’un plugin. (un article détaillé sera bientôt disponible)

– Merkaartor (en Qt)

– Maperitive (anciennement Kosmos)

Navit, logiciel en GTK qui permet de faire de la navigation par GPS.

D’autres applications utilisent simplement la base de données, comme Marble (application KDE qui fonctionne hors ligne), qui permet de visionner plusieurs cartes. Ce logiciel permettra prochainement de calculer des itinéraires. Un version existe sur Plasma Mobile, vous aurez donc un logiciel pour faire de votre SmartPhone un GPS utilisant OSM.


Syvolc

Les distributions, en voici en voila

Alors, je vous ai parlé précédemment des distributions GNU/Linux.

Les distributions sont des ensembles cohérents de logiciels assemblés autour du système d’exploitation GNU/Linux. Mais que font elles vraiment à part réunir les projets (noyau, X window, environnement du bureau…) ?

Et bien d’abord elles gèrent la compilation (des logiciels et composantes), le format de paquets (le paquet est un élément pré-compilé comme un logiciel ou une bibliothèque) et le gestionnaire de paquets (les paquets sont ensuite placés sur des serveurs qu’on appelle des dépôts, les gestionnaires de paquets va gérer la liste des dépôts, la recherche dans la liste des paquets, l’installation, les mises à jour, la gestion des dépendances (utilisation des bibliothèques nécessaires au fonctionnement…) et conflits (comme différentes versions sur 2 dépôts…) ).

Ensuite les distributions sont en lien direct avec l’utilisateur final pour lui garantir le fonctionnement de toute la chaîne de logiciel. Elles vont également choisir la configuration par défaut (c’est la première chose qu’un utilisateur va découvrir). Et enfin elles fournissent les outils de configuration du système.

Voila, malgré tout cela, ça reste les environnements de bureau qui vont créer l’interface sur laquelle on va passer tout notre temps. Alors pourquoi parle-t-on toujours uniquement des distributions ? C’est un problème. Le fait est que les distributions ont des moyens de communication importants, déjà en paramétrant votre bureau : fond d’écran, page d’accueil, salon de tchat… et elles vont être l’interlocuteur auprès des utilisateurs et entreprises. Je vais donc dans ce blog essayer de crier autant “Vive KDE !” que je ne crie “Vive openSUSE !”.

  • Les différentes distributions

 

 

 

 

Distributions Linux

Les distributions Linux les plus courantes

 

 

 

Je vais tâcher de faire une liste des distributions les plus communes en indiquant le bureau utilisé par défaut, car comme expliqué ci-dessus c’est pour moi un élément majeur. Néanmoins la plus part des distributions gèrent parfaitement les autres bureaux qu’elles fournissent.

  • openSUSE, soutenue par Novell (bureau par défaut : KDE), ainsi que sa version entreprise SUSE Linux Entreprise (SLE).
  • Debian, la distribution qui met à disposition le plus de paquets (quasiment tous les bureaux peuvent y être installés).
  • Ubuntu, issue de Debian, certainement la plus utilisée en ce moment, soutenue par l’entreprise Canonical (bureau par défaut : Gnome).
  • Mandriva, a la particularité d’être une distribution en partie Française, un fork Mageia a récemment été créé à cause des difficultés économiques et stratégiques de la société Mandriva (bureau par défaut : KDE).
  • Gentoo, a la particularité de recommander une compilation du système et de tous ses paquets, ce qui permet de gérer plus finement leurs configurations. Gentoo fait le moins de choix possibles par défaut pour laisser un maximum de libertés à l’utilisateur.
  • Red Hat, une distribution commerciale fortement utilisée en entreprise, elle est aussi à l’origine du gestionnaire de paquets RPM. (bureau par défaut : Gnome)
  • Fedora, le penchant communautaire de RedHat. (bureau par défaut : Gnome)
  • ArchLinux, se voulant légère et très à jour dans ses logiciels. (sans bureau par défaut)
  • Slackware, très ancienne distribution, bien adaptée aux serveurs. (sans bureau par défaut)

Il en existe beaucoup d’autres (Pardus, PCLinuxOS, Knoppix, CentOS, Mint…) et je m’excuse de certainement en avoir oublié qui vous tiennent à cœur.

Tout cela vous laisse donc l’embarras du choix, chacune a ses caractéristiques, mais une fois l’installation faite et que vous avez tout bien configuré à votre sauce il peut être difficile de les distinguer.

Syvolc

Linux ? hein ? non, GNU/Linux

Bon, je vais essayer d’aller dans l’ordre sans brûler les étapes.

Je vais donc maintenant vous faire un mini résumé de ce qu’est le fameux GNU/Linux qui fêtait justement ses 19 ans il y a une semaine.

Tux

  • Naissance du projet

Le noyau Linux a été créé en 1991 par Linus Torvalds étudiant à l’université de Helsinki. Dès le départ il pose les bases d’un développement partagé, qui sera la première pierre du monde communautaire libre qui existe aujourd’hui autour de Linux.

Richard Stallman, autre figure du monde du logiciel libre, développe dès 1983 plusieurs logiciels libres dont le système GNU, et c’est la fusion de ces deux projets qui donner naissance au projet GNU/Linux. (la vulgarisation fait qu’on emploi maintenant souvent uniquement le terme Linux, de plus certaines personnes pensent que GNU n’a pas plus de raisons d’avoir sa place dans le nom que les très nombreux autres projets qui sont venu se greffer à Linux, mais le charisme de R. Stallman a peut-être eu de l’influence).

Gnu/Linux est maintenant un projet mondial, c’est 10 000 modifications à chaque mise à jour tous les trois mois, par 1 200 développeurs, le support de milliers de périphériques. Il est utilisé dans des centaines de systèmes comme les ordinateurs, les smartphones, les serveurs, les GPS, les box internet, les rooteurs, les voitures, l’électroménager…

  • Développement

Gnome et KDE

Coté desktop, le projet Gnu/Linux a poussé à la création d’environnements du bureau, principalement KDE et Gnome qui fournissent une interface graphique complète à l’utilisateur. Ces projets s’accompagnent également de nombreux logiciels  avec une compatibilité et des interactions accrues (KDE se nomme d’ailleurs maintenant KDE SC pour Software Compilation).

Vient ensuite les distributions qui s’occupent de rassembler tous les éléments d’un système d’exploitation : Le noyau Linux, les logiciels et l’environnement du bureau.

J’espère avoir pu éclairer le peu de gens qui va passer ici sans trop connaître tout ça.

Syvolc

Logiciels Libres

Bonjour,

J’ai l’intention de commencer ici une série d’articles sur les différents logiciels libres ou projets libres qui me tiennent à cœur. Je vais commencer par les bases, tout cela sort principalement de ma mémoire, donc n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre si j’oublie des choses ou si je fais des erreurs.

Avant tout cela donc, première chose, qu’est-ce qu’un logiciel libre ?

opensource

  • Qu’est-ce que le libre ?

Un logiciel libre est un logiciel  que vous êtes autorisé à utiliser, étudier, modifier, dupliquer et diffuser. Cela techniquement (accessibilité au code source garantie) et légalement (la licence d’utilisation autorise tout cela).

Un logiciel libre n’est pas forcement gratuit, il peut être payant notamment s’il est vendu sur un support physique ou si une assistance technique (hotline…) est fournie avec.

Il s’est créé autour des logiciels libres de véritables communautés qui gère l’évolution des projets et les différentes participations qui peuvent venir des quatres coins du monde. Le logiciel libre est communautaire mais peut aussi être développé par une société, la combinaison des deux donne souvent un bon compromis entre liberté, moyens humains et moyens financiers.

  • Les licences

L’utilisation de tout logiciel est régie par sa licence. Si elle est propriétaire, l’utilisateur n’a souvent que le droit d’utilisation sur le logiciel, dit privateur. Il ne peut pas connaître le contenu du code source et donc savoir précisément ce que fait le logiciel, cela peut engendrer des problèmes évidents de sécurité (par exemple au niveau de la vie privée avec des logiciels espions).

Et de l’autre coté il y a de nombreuses licences libres qui garantissent les 4 libertés (utilisation, étude, modification et  diffusion). Une distinction importante est que certaines licences comme la LGPL empêche une société de prendre le code source ou une partie du code source et d’en faire un logiciel propriétaire (le libre reste libre). Alors qu’une licence comme la licence BSD, permette à n’importe quelle société d’utiliser le code source dans un logiciel propriétaire.

  • Différence entre libre et open source

Récemment on nous a rappelé qu’il fallait distinguer le logiciel Libre et le logiciel open source. Un logiciel open source veut simplement dire que les sources sont accessibles à la consultation alors que les sources d’un logiciel Libre peuvent être modifiées et redistribuées.

Certains projets comme Android de Google sont critiqués pour ça, le développement est effectué en interne et la communauté n’est pas consulté avec la sorti du produit. Il est techniquement impossible de recompiler la totalité du projet Andropid. Android est un logiciel opensource mais pas un logiciel libre.

  • Le Libre est partout

Aujourd’hui la notion du Libre peut se retrouver ailleurs que dans l’informatique. On voit apparaître de la musique libre (comme sur le site Jamendo), des films libres (comme le Blender Open Project), des livres libres (comme les framabooks), ça peut également s’appliquer à du matériel dont la notice de fabrication est disponible afin de le refaire vous-même… Les applications de cette véritable philosophie du Libre est donc sans limite.

 

Je n’ai pas abordé tout ce qu’il y avait à dire mais je pense avoir fait ici le tour des notions les plus importantes.

En savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre

à bientôt

Syvolc